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Troisième et dernière session du groupe de travail sur le Pacte à Nairobi

Du 20 au 22 mai 2019, les États se sont réunis à Nairobi pour la troisième et dernière session du groupe de travail à composition non limitée « Vers un Pacte mondial pour l’environnement ».

Retrouvez les articles détaillés sur la première session et la deuxième session à Nairobi.

 

A Nairobi, le Pacte mondial pour l’environnement a connu un sérieux revers

Réunis pour la troisième et dernière session du groupe de travail au siège de l’ONU Environnement à Nairobi du 20 au 22 mai 2019, les États devaient se prononcer sur l’opportunité d’adopter, à l’horizon 2020-2021, un Pacte mondial pour l’environnement.

Malgré la bonne volonté d’une majorité de délégations, les États ont finalement adopté des recommandations très décevantes. En net retrait par rapport aux propositions initiales des co-chairs, les États ont fait le choix d’une simple Déclaration politique en 2022, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la Conférence de Stockholm.

Ces recommandations constituent un double recul :

  • sur la date : 2022, et non 2020-2021
  • surtout sur l’ambition : une simple Déclaration, dont le contenu reste vague, et non un traité international, légalement contraignant, consacrant les principes généraux du droit de l’environnement.

Vous trouverez ici un compte rendu de cette troisième et dernière session.

Le rapport du Groupe de travail des États à l’Assemblée générale de l’ONU, produit de ces trois sessions de travail, est consultable ici.

Un échec provisoire qui appelle un sursaut mondial 

L’explication de cet échec réside en partie dans la méthode dite du « consensus », qui permet à une petite minorité de pays (ici, notamment les États-Unis, le Brésil et la Russie) de bloquer un processus pourtant souhaité par une majorité d’États. Il faut rappeler que, le 10 mai 2018, c’est une très large majorité d’États qui avait adopté la Résolution de l’Assemblée générale de l’ONU ayant ouvert le processus de Nairobi : 143 États pour / 5 États contre.

L’adoption d’un Pacte mondial pour l’environnement reste donc encore possible. Par comparaison, en 2009, l’échec de Copenhague avait provoqué un électrochoc et pavé la voie vers l’adoption de l’Accord de Paris en 2015.

Pour cela, il convient de lancer une campagne de mobilisation :

  • des États favorables au Pacte, qui doivent s’investir plus fortement pour la réussite du projet ;
  • de la société civile (ONG, citoyens, entreprises, juristes, scientifiques, collectivités locales, etc), qui doit faire pression sur les États pour adopter en 2022 un texte ambitieux.

Nous avons trois ans pour réussir : cap sur 2022 !

Exigeons des États un traité contraignant sur l’environnement !

Photo de couverture et photos by IISD/ENB |  Natalia Mroz. Retrouvez toutes les photos de la troisième session de travail sur le site de l’IISD.